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jeudi 19 janvier 2012

TEST : Shadow Guardian

Editeur : Gameloft
Développeur : Gameloft
Date de Sortie : 28 octobre 2011
Prix au lancement : 3 €
Multijoueurs local : non
Multijoueurs online : non



SCENARIO

Vous êtes Jason Call, ancien soldat reconverti en journaliste d'investigation. Vos reportages et enquêtes vous mènent sur la piste d'un groupe de mercenaires, qui souhaitent s'emparer d'une relique mystérieuse nommée Prima Materia. Cachée dans un temple, elle recèlerait une grande puissance, capable de faire de son détenteur le maître du monde. Votre but est donc d'arrêter les mercenaires avant qu'ils mettent la main sur la précieuse relique. Ainsi, vous voilà parti pour des destinations exotiques telles que des ruines égyptiennes, des temples hindous, des sanctuaires engloutis et les plaines de l'Antarctique.




O
n le voit, l'argument scénaristique provient directement du film Les Aventuriers de L'Arche Perdue, où une bande de nazis veut s'emparer de L'Arche d'Alliance, relique biblique qui donne un pouvoir absolu à qui la possède. Une manière de puiser à la source du genre aventure, plutôt que dans les jeux qui s'en sont inspirés eux aussi tels que Tomb Raider ou Uncharted. Idéal pour ne pas être considéré comme un sous-dérivé de ces titres. D'autant que la tentation est grande pad en main, tant les mécanismes de jeux en sont proches. On saluera d'autant plus la démarche que les développeurs en ont profité pour garder la dimension fantastique du film de Spielberg, contrairement aux deux hits passés avant lui. Un très bon point, qui ajoute un charme indéniable au jeu et permet des designs de montres classieux.

GAMEPLAY
Avec Shadow Guardian, on est en présence d'un pur jeu d'action aventures à la troisième personne. Gunfights avec planquage et escalade en tout genre façon Uncharted seront vos activités principales. Les graphismes sont magnifiques, très réussis techniquement et inspirés esthétiquement, ce qui fait de l'exploration des divers lieux un vrai plaisir. Au fil de la progression, on se surprend à bouger la caméra pour admirer les décors sous nos pieds, quand on est suspendu, ou apprécier les plafonds des divers temples quand on est au sol. Quand le jeu est sorti, la gestion au stick droit de cette caméra était assez désastreuse et le plaisir de jouer en prenait un sacré coup. La gestion du stick gauche pour les déplacements n'était pas mieux, mais on pouvait au moins utiliser la croix en remplacement.




Heureusement, une mise à jour récente a manifestement réglé ce problème de manière impressionnante : on croirait jouer à Shadowgun, la référence en la matière ! Du coup, le jeu devient un pur plaisir à manier et l'exploration des lieux un vrai bonheur, tout autant que les gunfights, où l'on peut enfin maîtriser ses tirs comme un pro. Seul bémol à ce tableau enchanteur, cette précieuse mise à jour a semble-t-il causé des bugs : le jeu freeze parfois durant une ou deux secondes avant de repartir nickel et, bien plus embêtant, il y a régulièrement des crashes. On a alors un écran noir puis retour à la page d'accueil du phone ! Flippant quand on avait passé un moment difficile sans être arrivé au point de sauvegarde. Espérons qu'une prochaine mise à jour corrige vite le problème car, sans ce bug et avec sa toute nouvelle jouabilité, il fait figure d'incontournable hit de la ludothèque.


CONTEXTE
Shadow Guardian fait partie de ce qu'on pourrait appeler "l'élite esthétique" des jeux sur smartphone. Juste derrière les inégalés Dead Space et Shadowgun, il en met plein la vue au premier coup d'oeil. Sorti le 28 octobre 2011, il a pourtant déçu et a beaucoup moins fait parler de lui après qu'avant sa sortie, principalement à cause des contrôles défaillants de la caméra. Il est ainsi passé pour une sorte de pétard mouillé, plein de promesses et fort décevant une fois en mains.




PERSOMETRE
Déçu par la première version, comme beaucoup, j'ai décidé de lui redonner une chance il y a quelques jours. Idée lumineuse, car après une petite mise à jour, j'ai eu l'excellente surprise de retrouver le jeu en version bien plus jouable qu'au départ. Le plaisir apporté par les nouveaux contrôles de la caméra, ainsi que l'efficacité pour passer les niveaux qu'ils apportent - surtout dans les gunfights - font à présent de Shadow Guardian un jeu fort agréable et addictif. Immersif aussi, car le travail sur les musiques, les décors et le design de certains monstres est tout simplement remarquable.




Pour un gars branché action comme moi, les petites énigmes et phases d'escalade disséminées çà et là ne sont jamais un frein au plaisir de jouer, au contraire, elles renforcent l'impact des séquences de gunfight en proposant juste ce qu'il faut de diversité. Et l'ambiance est si classe que ce n'est jamais une corvée d'escalader les diverses paroies, surtout avec des contrôles qui répondent au doigt et à l'oeil. Si seulement il n'y avait pas ces crashes intempestifs...




LES PLUS
- Des graphismes très convaincants
- Des environnements enchanteurs et fort inspirés
- Le design de certains monstres
- Des musiques d'ambiance au top

- Une toute nouvelle jouabilité aux sticks tactiles irréprochable

LES MOINS
- Des bugs font crasher le jeu un peu trop souvent
- Pas très original.

NOTE

15/20
Sans ses bugs, ce jeu d'action/aventure vaudrait un bon 17, car il est très beau, fort bien conçu et doté d'une solide durée de vie.

mardi 10 janvier 2012

TEST : Backstab

Editeur : Gameloft
Développeur : Gameloft
Genre : Assassin's Creed
Date de sortie : 23 juin 2011
Prix : 5 € 49
Multijoueurs local : non
Multijoueurs online : non


SCENARIO
Vous incarnez Henry Blake, un ancien officier de la Royal Navy, en plein XVIIIe siècle, sur une île des Caraïbes. Trahi et emprisonné, vous avez vu votre femme kidnappée et votre vie mise à sac. Parvenu à vous échapper, vous êtes bien décidé à vous venger de ceux qui vous ont tout pris.
Voilà un thème plutôt rare dans le jeu vidéo : l'armée britannique à l'époque des pirates des Caraïbes (et des clips légendaires de Mylène Farmer). L'histoire de vengeance est elle beaucoup plus banale, mais l'univers des Caraïbes au XVIIIe permet un agréable dépaysement, surtout que la réalisation technique et les graphismes sont très ambitieux sur ce titre. A tel point que la description officielle du jeu n'hésite pas à parler de : "superproduction originale et sans précédent sur smartphone". Et à l'essai, on peut dire qu'ils ne sont pas trop loin de la vérité.


GAMEPLAY
Comme souvent avec Gameloft, Backstab s'inspire directement d'un jeu précis. Cette fois, il s'agit d'Assasin's Creed, à qui il emprunte quasiment tout à part son thème. Pas une mauvais idée, car, jusqu'à maintenant, les diverses adaptations d'Assasin's Creed sur portable ont toujours été des jeux assez basiques, bien loin de la richesse des versions consoles de salon. Ici, l'ambition est clairement d'importer un maximum de possibilités de ces versions.
Le résultat est fort convaincant, on retrouve effectivement la plupart des éléments des Assassin's Creed de salon. Il n'y a pas moins de 4 villes à explorer, lesquelles sont remplies de passants et de gardes. Certains peuvent nous confier des missions annexes et on les entend parler quand on passe à côté. Les déplacement possibles du héros sont exactement les mêmes que ceux d'Altaïr ou Ezio, à savoir grimper sur les murs, sauter de toits en toits, combattre en pleine rue à l'épée et même faire du cheval. On peut piquer celui qu'on veut quand on veut et aller se balader librement avec.


A noter, en plus de son épée, on dispose aussi d'un pistolet, utilisable en plein combat quand l'icône correspondante apparaît. On a alors droit à une cut-scene du plus bel effet. Les graphismes sont d'ailleurs un des points forts du jeu, avec même un cycle jour/nuit qui offre de beaux moments de crépuscules et autres effets de nuit.
L'exploration et les combats sont menés au rythme d'une intrigue qui nous mène sur les traces du grand méchant qui a provoqué notre perte. Entre deux, on se fera inviter par une jeune femme pour dîner, non sans devoir aller chasser le repas au préalable, ou on aura l'occasion de tirer au canon sur des gallions, dans une séquence de gameplay inédite pour le genre, où on doit pointer efficacement les canons vers l'objectif.
On le voit, il y a plein de choses à faire dans ce jeu et à vrai dire, sur Xperia Play, seul GTA III : 10ème Anniversaire peut prétendre rivaliser en termes de contenu, mais avec une réalisation beaucoup plus modeste. Ceci étant dit, cette débauche de richesses et de classe visuelle a un prix, il y a parfois des chutes de frame rate, surtout dans les combats où beaucoup de protagonistes s'affrontent. Dommage et récurrent dans les titres Gameloft un peu ambitieux. Le jeu reste cependant super prenant et bien conçu, on y passe vite beaucoup de temps sans s'en rendre compte.


CONTEXTE
Bénéficiant d'une excellente optimisation Xperia Play, Backstab est sorti quelques mois après la machine de Sony Ericsson. Il n'a pas profité d'un grand écho, tant médiatique que parmi les joueurs. C'est malheureusement le lot qui attend souvent les nouvelles licences et c'est bien dommage, car dans le cas de  Backstab, on est face à un jeu qui aurait mérité une bien plus grande attention. Sa réalisation grandiose alliée à son contenu fort ambitieux pour un jeu du genre sur machine portable aurait dû lui valoir un public enthousiaste, même avec les quelques défauts qui sont les siens (chutes de frame rate de temps en temps et combats assez basiques).


PERSOMETRE
Comme beaucoup, je n'avais pas trop fait attention à ce jeu au départ. Et puis, pendant l'été, n'ayant rien de spécial à jouer à un certain moment, je me suis dit : "Pourquoi pas ?". Grand bien m'en a pris, j'ai découvert un jeu fort plaisant et accrocheur, passant d'agréables heures le soir dans mon lit au casque à explorer l'univers riche et très vivant de Backstab. On voit beaucoup de paysages différents, on a à faire à de forts divers personnages, on peut marcher, courir, grimper, nager, chevaucher, tirer au canon, combattre à l'épée, tirer au pistolet... le tout avec un très grand sentiment de liberté. J'appréciais également beaucoup les graphismes fort réussis, prenant le temps parfois de jouer avec la caméra pour cadrer au mieux certains lieux ou même le héros du jeu en gros plan, impressionné par la finesse de sa modélisation. Certaines passantes aussi donnaient envie de les voir d'un peu plus près... filles de joie ou paysannes, elles ont toutes un charme certain dans ce jeu.


LES PLUS
- Des graphismes magnifiques
- Un véritable open world avec plein de choses à faire et une grande liberté
- On s'amuse et on est impatient d'y revenir

LES MOINS
- Des chutes de frame rate à certains moments
- Des combats un peu simplistes

NOTE
17/20
Passé plutôt inaperçu, voilà pourtant un jeu très ambitieux et qui atteint la plupart de ses objectifs, parvenant à délivrer une expérience de jeu parmi les plus riches et plaisantes sur Xperia Play, et même sur consoles portables en général.

jeudi 1 décembre 2011

TEST : THE DEAD : Chapter One

Editeur : Corncrow Games
Développeur : Corncrow Games
Date de Sortie : 17 novembre 2011
Prix : Gratuit
Multijoueurs local : non
Multijoueurs online : non


SCENARIO
Une petite intro en BD nous apprend qu'une invasion de zombies s'est abattue tout à coup sur la ville. Pas aussi téméraire que la plupart des héros de jeux vidéo, vous décidez de vous enfuir à la campagne avec votre femme et votre petite fille, direction la maison de campagne dans les montagnes. Là au moins, pensez-vous, la famille sera en sécurité. Eh bien que nenni ! A peine arrivé, vous constatez qu'une horde de zombies encercle la maison. Pris au piège, vous n'avez d'autre choix que d'enfermer votre femme et votre fille dans la salle de bain - comme ça en cas de problème, elles n'auront pas d'issue, c'est malin ! - avant d'affronter la horde, armé de votre seul petit flingue, emporté au cas où en quittant la ville (bien vu !). Il y a un coffre-fort chez vous, qui contient un fusil, plus puissant que votre gun, mais bizarrement c'est un zombie obèse qui se balade avec la clé. Sûrement le gardien qui s'est fait mordre avant votre arrivée...



On le voit, le jeu est sous influence du film de zombies, à commencer par la référence du genre : La Nuit des Morts-Vivants de George Romero. Comme dans celui-ci - petit budget oblige dans les deux cas - vous ne quittez jamais la maison assiégée. Dans le jeu, on remarque aussi quelques clins d'oeil à d'autres classiques du fantastique, comme une tête d'élan tout droit sortie d'Evil Dead 2 et un véhicule de neige à chenilles, issu lui du Shining de Stanley Kubrick. Ainsi, tout comme dans ce film, la menace serait-elle finalement le fruit de votre imagination dérangée ? Auriez-vous enfermé votre famille par pur délire psycho parano ? On n'est qu'au "Chapter One" du jeu, alors, mystère...



GAMEPLAY
THE DEAD : Chapter One est un pur FPS à l'ancienne, où l'on ne retrouve aucun des ajouts apportés par les jeux du genre apparus dans les années 2000 (jauge de vie qui remonte toute seule en se planquant, séquences scriptées, etc.). Ici, comme dans Duke Nukem 3D ou Doom, vous devrez trouver des medikits pour récupérer de la santé et faire le ménage à coups de flingue, sans vous poser plus de question.
Les graphismes sont heureusement "à jour" et l'on apprécie une réalisation soignée, qui sied à l'influence ciné revendiquée par le titre. Huis-clos dans la maison oblige, on ne progresse pas en changeant de niveaux mais en survivant à des vagues incessantes de zombies, chaque vague apportant un peu plus de difficulté au gré de nouveaux zombies plus rapides ou plus difficiles à tuer. En général, viser la tête est classiquement le meilleur moyen de s'en débarasser. Et surtout le plus économique en munitions, car celles-ci sont comptées et il n'est pas rare de se retrouver à sec, condamné alors à slalomer entre les créatures dans l'espoir de trouver une nouvelle caisse de balles.
Une fois armé du fusil, après la vague 3, on extermine plus facilement les zomblards, mais ceux-ci sont plus nombreux en même temps et pour certains plus résistants .
Bref, un gameplay classique mais efficace, qui parvient à ne pas lasser grâce à une difficulté progressive bien dosée. On veut toujours recommencer pour aller un peu plus loin et voir les nouveautés de la prochaine vague. D'autant plus que les deux sticks tactiles sont gérés et de manière parfaite, même si on préférera toujours bouger avec la croix puisque cette option a été conservée. Croix pour  bouger + stick tactile droit pour regarder, encore et toujours la combinaison gagnante pour les shooters sur Xperia Play.
A noter, un petit plus fort sympathique : le jeu exploite la fonction vibrations du phone. A chaque contact avec un zombie, l'Xplay vibre, ce qui ajoute au fun. Mais pas seulement, puisque cela aide aussi à nous alerter quand un zombie nous attaque par derrière.
Un point noir à relever : aucune sauvegarde possible, ce qui a le don d'irriter quand on se fait descendre dans la vague 4 ou 5 et qu'il faut repartir de la 1 !




CONTEXTE
THE DEAD : Chapter One est typiquement un petit jeu indépendant, qui n'aurait jamais vu le jour sur PSP ou 3DS. Deux ou trois développeurs pas plus, installés vraisemblablement dans leur chambre ou leur garage, qui réalisent le jeu sans aucune pression ou directive commerciale. Le genre de produits qu'on trouvait à foison sur PC dans les années 90. Bon esprit donc à l'origine du titre, même si la volonté de s'incrire dans la vague zombies qui nous submerge depuis prés de 10 ans (28 jours plus tard et le premier film Resident Evil, ça date de 2002 !) dénote un certain manque d'inspiration et d'audace scénaristique. Mais ne faisons pas la fine bouche, quand on est fan de fantastique, un pur shoot sur zombies est toujours un bonheur, surtout quand il est aussi bien conçu que ce THE DEAD : Chapter One. Les développeurs ont certes peu de moyens, mais, à l'instar des petites perles du cinéma de genre, ils exploitent toutes les possibilités qu'ils ont avec maëstria. On guette donc avec impatience un probable THE DEAD : Chapter Two.




PERSOMETRE
Fan de fantastique et de shooters depuis toujours, l'idée d'un FPS avec zombies, ça m'emballe cash. L'esprit indépendant avec petits moyens et grande liberté étant aussi quelque chose que j'apprécie énormément, ce jeu avait tout pour me plaire. Bingo, aucune déception pad en mains : le jeu est fort classique mais exécuté avec brio. On sent la passion et le plaisir qu'ont eu les développeurs et ça, c'est un bonheur qui ne se refuse pas.
On aimerait certes que le jeu aille plus loin que son seul décor et ses vagues de zombies, mais la dénomination "Chapter One" nous laisse espérer rapidement une suite, alors profiter à fond du premier chapitre en attendant est sans doute la meilleure chose à faire pour patienter. Surtout que le jeu est 100 % gratuit.

LES PLUS

- Une réalisation globale convaincante
- Un jeu qui respire la joie de jouer communicative
- Une bonne exploitation des vibrations du phone.

LES MOINS

- Un seul décor
- Une seule séquence de jeu
- Pas de sauvegarde.

NOTE

15 / 20
Modeste dans ses ambitions mais fort bien conçu, voilà un titre immanquable pour les amateurs de shoot

mardi 29 novembre 2011

TEST : ShadowGun


Editeur : Madfingers
Développeur : Madfingers
Genre : TPS
Date de sortie : 18 novembre 2011
Prix : 3 € 99



SCENARIO
Vous incarnez John Slade, un chasseur de prime du futur, en l'an 2350 précisément. Sa mission est de capturer le Docteur Edgar Simon, un savant fou spécialisé dans la génétique déviante et la cybernétique frénétique. Ex-employé de Toltech Enterprises, il s'est réfugié dans une forteresse high tech peuplée de mutants, cyborgs et autres créatures improbables de sa création. Aidé de l'intelligence articifielle S.A.R.A., une voix off qui vous guide à chaque nouvelle étape, vous devrez survivre aux nombreux combats qui vous attendent jusqu'à la capture finale du docteur dément.




GAMEPLAY
Pour décrire le gameplay, une référence évidente : Gears of War. Plus qu'une influence, le hit de la Xbox 360 conditionne tout le jeu, jusque dans la design du personnage : épaules super larges et bras énormes engoncés dans une armure "bras nus". Les amateurs de shoot seront donc vite à l'aise avec le principe de "shoot and cover" (tirer et se cacher) proposé par ce pur jeu de tir à la troisième personne. 
Bien entendu, on ne retrouve pas le foisonnement et le spectacle grandiose des Gears of War, il faudra ici se contenter d'une mission solitaire contre des petits groupes de gardes dans une base bien calme par ailleurs. Pour éviter trop de répétitivité toutefois, quelques séquences de boss sont au programme. Après un délirant Cyberlobster (homard cybernétique) vite expédié, on affrontera notamment un Driller (vrille), qui écrase tout sur son passage et ne nous laisse que le temps de fuir à reculons, tirant au passage sur des portail laser qui, seuls, peuvent anéantir le monstre mécanique. Une séquence inspirée et mémorable, parmi les plus difficiles du jeu. Un jeu par ailleurs assez facile au départ puis de plus en plus dur, profitant d'une graduation de la difficulté bien dosée. On appréciera par ailleurs les contrôles de déplacements et caméra avec les zones tactiles, aussi efficaces que dans Dead Space, avec en prime la possibilité de se déplacer avec les flèches (le meilleur choix pour une précision infaillible).
Le héros dispose de 4 armes différentes (mitrailleuse, fusil à pompe, lance-grenades et lance-roquettes) qu'on trouve au fur et à mesure et pour lesquelles il faut ramasser régulièrement des munitions. Quelques séquences de hack, où il faut reproduire des suites de chiffres, viennent nuancer un peu le shooting tous azimuts, mais elles sont plus symboliques qu'autre chose, le principe étant surtout de déclencher un levier pour passer à la suite du jeu.




CONTEXTE
D'abord sorti sur Iphone et Ipad le 28 septembre dernier, le titre a fait grand bruit dès son annonce, car il bénéficie d'une réalisation tout à fait exceptionnelle, dans la lignée du mémorable Dead Space. Un tel buzz a forcément suscité beaucoup d'attente et à l'arrivée, un peu de déception chez certains, qui reprochent un aspect trop répétitif et une durée de vie plutôt courte (entre 4 et 6 heures). Les développeurs annoncent toutefois pour plus tard un mode online, proposé dans une prochaine mise à jour. Un ajout de choix qui renforcera indiscutablement l'intérêt et la durée de vie du titre.


PERSOMETRE
Fan de shooter invétéré, je me suis en toute logique précipité sur ce titre plus qu'alléchant. Craignant au départ trop de répétitivité comme l'avaient dit certains, j'ai plutôt été agréablement surpris au fil de ma progression, appréciant des boss tous différents et bien fun, et ne me lassant pas des phases de shoot, durant lesquelles les ennemis font preuve d'une intelligence supérieure à la moyenne, changeant de position souvent et sachant viser. Par contre, ils ont une facheuse tendance à se planquer en laissant dépasser leur tête, erreur fatale s'il en est ! Mais je ne parle là que des humanoïdes, qui sont soutenus par des araignées mécaniques kamikazes et des drones volants qui n'hésitent pas à venir vous déloger de votre planque. Bonne diversité parmi les adversaires de base donc.
Au final, je suis donc très enthousiaste sur ce titre qui, en plus de ses graphismes de rêve, offre une expérience ludique nerveuse et intense. J'aurais mis un bémol pour l'absence d'online, d'autant plus en face d'une concurrence qui n'hésite pas sur ce terrain - 9 mm, Modern Combat, Rainbow Six... - mais l'annonce d'une prochaine mise à jour qui comblera ce manque efface cette réserve. Et efface du même coup la réserve concernant la durée de vie tout juste correcte, le online offrant tout un champ de parties supplémentaires en perspective.




POINT FORTS
- Une réalisation visuelle d'exception

- Un plaisir de shoot constamment renouvelé
- Une gestion parfaite des sticks tactiles

POINT FAIBLES
- Durée de vie assez courte du mode solo (entre 4 et 6 heures)

- Pas de online (pour le moment)

NOTE
18/20

ShadowGun s'impose comme le meilleur jeu de sa catégorie sur Xperia Play et un des meilleurs titres disponibles tout court.

mardi 4 octobre 2011

TEST : 9 mm

Editeur : Gameloft
Développeur : Gameloft
Genre : TPS
Date de sortie : 27 septembre 2011
Prix : 5 € 49


SCENARIO
Vous incarnez John "Loose" Kannon, chef d'une bande de flics endurcis qui n'hésitent pas à enfreindre la loi pour faire respecter l'ordre. L'Inspecteur Harry à côté de vous n'est qu'une fillette.
Votre équipe vient d'abattre le frère d'un baron de la drogue, empochant du même coup un beau pactole. Eh oui, en plus d'être un tough guy, vous êtes aussi un ripou !
Le baron en question, pas content du meurtre de son frère, traque toute votre bande pour lui faire la peau. Vous partez donc dans une croisade exterminatrice, éliminant plein de méchants rappeurs tatoués pour arriver jusqu'au  baron et lui faire la peau avant qu'il se fasse la vôtre.
On a beaucoup évoqué GTA parmi les influences du jeu et on peut dire que c'est principalement dans le scénario qu'on la retrouve.


JOUABILITE
Basiquement, le jeu reprend le principe du légendaire Max Payne, qui adaptait au jeu vidéo les idées du cinéaste  John Woo  : vous shootez les ennemis en plongeant au ralenti, pour des gunfights stylés à mort. On active cette fonction avec la touche L mais attention, on a une jauge qui se vide rapidement et au bout de laquelle le ralenti ne marche plus. Il faut alors attendre quelques secondes que ça se recharge.
Ce principe fonctionne bien dans les gunfights de base, par contre, quand il y a plein d'ennemis tout autour de nous, il vaut mieux appuyer sur Rond pour s'accroupir et se planquer, comme dans les shooters classiques. On s'en sort alors beaucoup mieux qu'en planant à 2 à l'heure sous les balles qui fusent de toute part.
En complément de cette influence Max Payne, le jeu exploite également le principe des QTE. De nombreuses séquences, parfois bien longues, demandent d'appuyer sur des icônes à l'écran au bon moment. Il y a notamment une longue scène de poursuite à pieds où ce principe fonctionne très bien, permettant une mise en scène très spectaculaire et  bien fun à jouer. Les QTE sont également mis à contribution lors de séquences d'interrogatoires musclés, qui rappellent ceux de la série 24.
A noter enfin, on ne retrouve en rien le côté bac à sable de GTA, on suit un itinéraire balisé sans rien à faire de libre à côté. On a néanmoins droit à une séquence dans un bar à danseuses, dans lequel on peut rester tout le temps qu'on veut et regarder partout... dans le plus pur style de GTA IV, les lapdances en moins.




CONTEXTE
D'abord sorti sur Iphone en début d'année, l'arrivée de 9 mm sur Xperia Play est une vraie bénédiction, aucun jeu de ce genre n'y étant disponible jusqu'ici. Après plusieurs shooters à  base de militaires et unités anti-terroristes, voir débarquer un polar noir de noir a de quoi réjouir tout gamer qui se respecte. D'autant que, graphiquement, le jeu est parmi les plus belles réussites sur Xplay, bonus auquel on peut ajouter un mode online 12 joueurs tout à fait bienvenu pour booster la durée de vie, assez faible en solo malheureusement. On apprécie aussi le gros travail de doublage,cinématiques et mises en scène, qui en font un vrai jeu de console à part entière, riche et immersif.
Tout ceci fait de 9 mm une nouvelle référence parmi les jeux AAA de la bécane, qui n'accueille pour le moment aucun Max Payne ou Dead to Rights pour le concurrencer.

PERSOMETRE
Assez allergique au rap gangsta et aux petits kékés tatoués qui jouent les caïds, j'avais au départ un peu peur de l'ambiance du titre. Heureusement, quand j'ai vu qu'on incarnait un mother fuckeuf qui permet de claquer la tronche à tous ces petits mythos, ça m'a tout de suite paru plus sympathique. Tout ceci n'est que du jeu vidéo bien entendu, mais on est tellement harcelé par le wesh spirit dans les medias de nos jours, qu'un tel champ libre cathartique m'est apparu comme une grande  bouffée d'oxygène. Dans mon jeune temps, j'avais imaginé un jeu au concept radical nommé "Gros Cons Killer" et j'avoue que j'y ai repensé en jouant à 9 mm.
Pour le reste, le côté shooter nerveux et super bien réalisé du titre m'a bien éclaté tout au long des quelques trop courtes heures du mode solo. Les QTE, parfois extrêmement bien exploités, permettant de varier les plaisirs et booster le spectacle. Contrairement à  beaucoup, j'ai rien contre a priori et là, je suis carrément pour à donf. Surtout avec une bécane dotée d'un écran tactile, avec lequel les QTE se révèlent plus instinctifs que jamais.

POINT FORTS
- Du shoot très efficace et jouissif
- Une réalisation exemplaire
- Des QTE très bien utilisés
- Un mode online 12 joueurs
- Quelques musiques d'ambiance très réussies
- Un bar à danseuses très convivial

POINT FAIBLES
- Une faible durée en vie en solo (de 3 à 6 heures selon votre façon de jouer)
- Quelques saccades dans l'animation parfois, comme d'habitude avec Gameloft

NOTE
17/20
Tout simplement incontournable pour les amateurs de shoot, qui passeront outre les défauts pour savourer un  pur plaisir de gamer énervé interdit aux moins de 16 ans.

jeudi 22 septembre 2011

TEST : Modern Combat 2 : Black Pegasus

Editeur : Gameloft
Développeur : Gameloft
Genre : FPS
Date de sortie : 30 mars 2011
Prix : 2 € 99


SCENARIO

Une fois de plus, de méchants terroristes menacent la paix mondiale. Heureusement, vous et vos copains super entraînés à force de passer votre vie en treillis, vous allez leur mettre la raclée de leur (courte) vie. En deux mots : aucun intérêt, surtout après 2730 (environ) scénars du genre vus dans les FPS ces dernières années. Pour compenser un peu ce côté ultra cliché du FPS moyen, l'histoire nous promène dans des lieux très divers : villes du Moyen Orient, jungle, montagnes enneigées... bon point.

JOUABILITE
Modern Combat 2 s'attaque à la délicate question du FPS en version nomade. Sur PSP et DS, le genre a toujours eu du mal à convaincre, une majorité de joueurs étant très gênés par l'absence d'un deuxième stick (voire de tout stick dans le cas de la DS). Pour l'Xperia Play, le problème est assez différent, car celui-ci dispose de deux zones tactiles rondes, qu'on pourrait appeler des sticks tactiles. Leur utilisation sur ce titre est à moitié convaincante : pour les déplacements dévolus au stick gauche c'est un désastre, par contre pour la caméra, sur le stick droit, ça fonctionne très bien. Heureusement, le jeu n'oblige pas à se déplacer au stick gauche et propose en alternative d'utiliser les flèches du pad. "Ouf !" serait-on tenter de dire car sans cela il aurait été quasiment injouable. Mais avec les flèches pour les déplacements et le stick droit pour la caméra, c'est un vrai plaisir, plus prononcé que jamais pour un FPS portable.
Le reste des boutons de l'Xperia Play est utilisé comme dans tous les FPS salon : tir sur la gâchette droite, zoom sur la gauche. A noter, on peut choisir de lancer les grenades juste en appuyant sur Triangle, très efficace et pratique, ou galérer avec l'écran tactile et une trajectoire au doigt, littéralement suicidaire quand on est au coeur de l'action !
Précieux bonus, en plus d'une campagne solo bien longue (entre 6 et 8 heures selon vos talents), le jeu propose un mode online 10 joueurs très fréquenté.


CONTEXTE
Modern Combat 2 est, comme son nom l'indique, la suite d'un premier jeu du même nom. Sorti avant l'Xperia Play, ce premier opus a donc cédé la place à sa suite, disponible dès la sortie de la machine, en compagnie d'une ribambelle d'autres titres Gameloft. Ceux-ci ont tous la particularité d'être parmi les plus ambitieux de la machine. On peut à leur propos parler de jeux AAA sans exagérer le moins du monde. Pour preuve, un jeu comme Asphalt 6 : Adrenaline est sorti dans une version quasi identique sur 3DS (vendu 49 euros alors que sur Xplay le jeu coûte 2 € 99 !).
Modern Combat 2 ne déroge pas à ce principe et fait partie des jeux les plus ambitieux de l'Xperia Play. Il parvient même à supplanter son grand concurrent, sorti pourtant plus tard : Battlefield Bad Company 2. Cet autre FPS guerrier est certes légèrement plus beau graphiquement, mais il ne dispose pas d'un mode online et oblige à se déplacer avec la zone tactile, fort peu efficace.
Enfin, les esprits les plus avisés, auront vite fait de deviner que ce Modern Combat 2 est un pompage à peine déguisé du célèbre Call of Duty : Modern Warfare, lui empruntant notamment le terme Modern dans son titre et même un niveau dans des favelas.


PERSOMETRE
Déjà passionné par les FPS de la PSP, malgré l'absence d'un deuxième stick qui ne m'a jamais gêné, j'étais très curieux d'essayer les FPS de l'Xperia Play. Modern Combat 2 ne m'a pas du tout déçu. Malgré un scénario plus que surexploité dans les FPS, la diversité des lieux et des événements (conduite de véhicules, protection de convois au snipe, etc.) font tout simplement merveille, dans une campagne solo parmi les plus longues et complètes qu'on ait vu sur un FPS nomade. La présence d'un mode online 10 joueurs ajoute encore à l'intérêt : on est vite connecté et y a toujours du monde.
J'y ai passé pas mal d'heures en solo et en online, avec toujours un grand plaisir. La fin du jeu, pourtant survenue au bout d'environ 7 ou 8 heures m'a semblé trop vite venue, je voulais encore y jouer après l'avoir fini, ce qui pour moi est la marque des meilleurs jeux.


POINTS FORTS
- Un gameplay efficace
- Une campagne solo d'une longueur satisfaisante
- Des lieux forts variés
- Un mode online à 10 joueurs fonctionnel et très fréquenté

POINTS FAIBLES
- Un scénario d'une banalité affligeante
- Quelques saccades parfois, comme dans beaucoup de jeux Gameloft

NOTE
17 / 20
Parvient tout juste à l'excellence grâce à ses nombreuses qualités, que ses défauts ne suffisent pas à remettre en cause.

mardi 20 septembre 2011

TEST : Dead Space


Editeur : Electronic Arts

Développeur : Electronic Arts
Genre : Survival Horror
Date de sortie : 18 août 2011
Prix : 4 € 50

SCENARIO

Comme dans les volets précédents parus sur PS3, 360 et PC, le scénario de ce Dead Space Xperia Play vous plonge dans un dédale de couloirs "spatiaux", façon Aliens, où une invasion de monstres - les nécromorphes - fait rage. Vous incarnez un technicien forcé de devenir un guerrier pour survivre, qui se bat avec ses outils - trancheurs, découpeurs... - plutôt qu'avec des armes traditionnelles. Cela tombe bien, car les nécromorphes sont insensibles aux armes à feu classiques. Les découper en morceaux restent donc le meilleur moyen d'en venir à bout.

JOUABILITE
Dead Space est un survival horror, proche de Resident Evil, mais où on peut se déplacer en tirant. On y retrouve les couloirs à explorer, les armes - ou outils - qu'on peut améliorer et bien sûr les combats. Par contre, cette version Xplay ne comporte quasiment aucune énigme, ce qui appauvrit beaucoup le jeu par rapport aux versions console de salon ou aux Resident Evil.
L'accélérométre est mis à contribution pour l'orientation des trancheurs et découpeurs, qui passe de verticale à horizontale en un mouvement de phone. Les déplacements et la caméra se contrôlent uniquement avec les zones tactiles, mais pour une fois, celles-ci se révèlent fort précises et intuitives, donc aucun problème de ce côté-là.


CONTEXTE
Ce Dead Space mobile était déjà sorti le 25 janvier 2011 sur Iphone et Ipad, avec bien sûr l'inconvénient d'une jouabilité sur l'écran uniquement. Sa sortie sur Xplay est donc une bénédiction pour les gamers nomades fans de la licence, sachant qu'il n'est prévu sur aucune console portable.
Il fait partie du groupe d'élite des jeux AAA de l'Xperia Play, censés amener le jeu sur mobile dans une autre dimension, loin des mini jeux casual et proches des jeux ambitieux qu'on trouve sur les consoles portables Sa réalisation tout bonnement exceptionnelle - on est au moins au niveau des meilleurs jeux PS Vita ! - contribue grandement à crédibiliser cette démarche. Cela mis en relation avec son prix - 4 € 50 - pose l'intéressante problématique de la viabilité commerciale des jeux pour consoles portables. Vendus jusqu'ici 40 à 50 € sur cartouches, un peu moins en version dématérialisée, comment pourront-ils justifier leur prix face à un jeu tel que Dead Space, qui tant  dans son niveau technique que dans sa durée de vie tient tout à fait la comparaison ? L'évolution des sorties sur Xperia Play pourrait donc mettre en jeu l'avenir de la PS Vita, avec l'idée que peut-être Sony se serait tiré une balle dans le pied en sortant l'Xperia Play juste avant la Vita. A moins que ce double jeu soit tout à fait volontaire, face à l'incertitude de l'évolution très prochaine du marché ?

PERSOMETRE
Lors de mes premières parties, j'étais très enthousiaste, le vrai Dead Space en version mobile, quel régal ! Mais l'absence d'énigmes a vite mis en évidence la répétitivité des combats et le jeu m'est peu à peu tombé des mains. Fort dommage, car un petit effort supplémentaire dans la conception du jeu aurait pu le rendre beaucoup plus prenant et plaisant à jouer. Cela dit, le "vrai" Dead Space m'avait aussi lassé au bout d'un moment, alors si vous êtes fan des deux épisodes salon, donnez une chance à cette version mobile, vous pourriez y trouver votre compte bien plus que moi.

POINTS FORTS
- Une réalisation technique impressionnante, tant pour les graphismes que pour les effets sonores, on ne pensait pas avant lui que l'Xperia Play était aussi puissant.
- L'ambiance  et la jouabilité des titres de salon parfaitement transposées.

POINT FAIBLE
- L'absence d'énigmes appauvrit grandement l'intérêt du jeu, qui, avec principalement des combats, devient vite lassant.

NOTE
16 / 20
Très bon jeu sur bien des points mais il manque un petit quelque chose pour le rendre excellent.